Historique
de la Loge Vallée de France N° 329
Tel que paru dans l'ouvrage en langue anglaise "CENT ANS DE FRANC-MAÇONNERIE EN CALIFORNIE" De toutes les loges constituant la Grande Loge de Californie, la Loge Vallée de France N° 329, à l'orient de Los Angeles - Pasadena, a probablement l'histoire la moins ordinaire. Cette loge a toujours travaillé en langue française, et se compose pour la plupart de membres descendants d'authentiques Français. La date de sa fondation est entourée de mystère, mais on peut dire qu'elle existait vraisemblablement déjà dans les années 1885 à 1895. Vallée de France reçut sa première charte d'une entité Maçonnique indéterminée originaire de Louisiane. Le 30 Novembre 1892 elle obtint une seconde charte de la part de la Grande Loge Symbolique Ecossaise, à l'orient de Paris, France. Elle devint ipso facto une loge clandestine vis-à-vis de la Grande Loge de Californie, tout en s'efforçant très tôt de se faire reconnaître de cette dernière. Le fait qu'elle travaillait selon le rite écossais rendit la tâche laborieuse et longue eu égard à la mainmise absolue de la Grande Loge de Californie sur les trois degrés de la Maçonnerie. Le 28 octobre 1895, Vallée de France résilia sa charte à la Grande Loge Symbolique Ecossaise, coupant effectivement tout lien qu'elle pouvait avoir avec elle, et entama les démarches pour rejoindre les rangs de la Grande Loge de Californie. Son adhésion devint effective par une charte en date du 15 octobre 1897. La GLC donna à l'atelier Vallée de France une autorisation spéciale pour travailler en langue française et pour conférer les trois degrés de Maçon de la manière dont elle les avait dispensés depuis toujours. Tout Maçon qui a assisté à un passage de grade à VdF se déclare généralement impressionné par l'atmosphère solennelle qui règne dans la loge dans ces moments-là. La Loge est restée de taille modeste et n'accueille que peu de candidats chaque année. Mais lors d'une initiation la Loge n'est jamais assez grande pour tous les Maçons venus des quatre coins de Los Angeles pour assister à la cérémonie. Bon nombre de membres de la Loge se sont distingués par leur civisme. Louis Sentous, né à Los Angeles d'une famille de pionniers français bien connue, fut Consul de France pendant plus de 15 ans. C'était un citoyen respecté de sa communauté, et aimé des gens d'origine française. Un lycée et une rue portent son nom. Frank A. Bouelle, Passé Maître, fut Surintendant du Los Angeles City Schools de 1929 à 1937. Léon Curtet, deux fois Vénérable, était une autorité en Maçonnerie, tout particulièrement dans les pays étrangers. Jean Dorée était le fondateur du Franco-American Bakery. Hector Alliott, Passé Maître, fut conservateur du Southwest Museum de Los Angeles. Autorité reconnue en folklore amérindien, il fut enseignant et écrivain dans des domaines scientifiques, artistiques et archéologiques, mais également Président pour un temps de la Southern California Academy of Sciences. Il fut décoré par le Gouvernement Français en tant que Chevalier Commandeur de l'Ordre de Malte pour son travail en faveur de la Croix Rouge durant la première guerre mondiale. Au moment de son décès, le 15 février 1919, il était Secrétaire de la Loge. Giovanni Piuma, fondateur d'un négoce d'import-export d'une ampleur considérable, fut pendant de longues années Consul d'Italie. Urban Taix était le fondateur de la Parisian Baking Company. C'est grâce à sa générosité que VdF put offrir une salle au Masonic Home for Children de Covina (Californie). La Loge a compté quatre Maçons de plus de 50 ans de carrière : Jean B. Barthe et Louis Sentous, tous deux Passés Maîtres ; Etienne Humbert ; et enfin Louis Escallier, banquier réputé de Los Angeles aujourd'hui retraité. |
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